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BPI France : Intervention du 18 juin 2013 à Maison Alfort

par Pavillon vers l'avenir 29

BPI France : Intervention du 18 juin 2013 à Maison Alfort

Madame et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président, Cher Collègue,
Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur général,
Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureuse de participer avec vous à cette réunion qui illustre la mise en place de la banque des territoires, au plus proche des problèmes, des espoirs et des attentes des PME.

C’est un symbole bien choisi de l’ancrage de la BPI dans les territoires : c’est au niveau régional, avec les Régions qui sont en charge du développement économique des territoires, que la BPI pourra donner toute sa force et faire naître un nouveau modèle de développement des PME dans notre pays.

Les Régions agissent au quotidien pour le soutien des PME : c’est leur mission et elles sont tous les jours au contact des entrepreneurs, pour les orienter, les accompagner et soutenir leurs projets. La loi de décentralisation leur confie cette mission de responsabilité des aides économiques.

Cette mission nous la conduisons avec les énergies aujourd’hui rassemblées dans la BPI :
Oséo a fait la preuve de son efficacité, par sa réactivité et sa capacité à répondre à la crise : les équipes régionales et les services des conseils régionaux échangent chaque jour pour mieux répondre aux attentes des PME ;
CDC entreprises, au travers des fonds régionaux auxquels les Régions sont associées, apporte son expertise et ses moyens financiers pour accroître la capacité d’intervention en capital-investissement ;
Le FSI et notamment le FSI Région a permis de renforcer encore ces moyens d’action en commun. L EFSI au niveau national s’appuie sur les remontées des territoires.

Ces talents aujourd’hui rassemblés, nous devons les protéger, pour conserver les acquis de ces derniers années, en termes de réactivité, de bonne image auprès des entrepreneurs et de soutien à la croissance des PME.

La création de la BPI a permis d’aller plus loin, en augmentant les moyens et en organisant une plus grande déconcentration des décisions dans les Régions.

C’est un point essentiel : les PME de nos territoires ont besoin de réponses rapides pour leurs projets d’investissement ou de développement de leurs activités. Le plus souvent, c’est une nouvelle commande ou un nouveau marché qui suscite ce besoin : notre temps de réponse doit être adapté à ce rythme et là aussi nous devons veiller à simplifier les procédures pour permettre d’accélérer les projets, car c’est de là aussi que reviendra la croissance. C’est notre premier grand chantier.

Le second chantier territorial qui est devant nous est celui des filières. Les Régions ont fortement orienté leurs actions et leurs soutiens autour de l’émergence de filières, qu’il s’agisse de productions anciennes qu’il faut ranimer, moderniser ou de productions émergentes, liées aux nouvelles technologies ou à la mutation écologique de l’économie, en veillant à soutenir l’économie sociale et solidaire.

C’est pour cela que la BPI met en place des interventions par filière. Cela doit permettre d’avoir une action qui ne traite pas la PME isolément mais qui l’amène à s’insérer dans un tissu économique, la rendant plus forte et consolidant la filière, avec une vraie politique de la sous-traitance.

Le troisième enjeu territorial est celui de l’approche de la PME par ses besoins. Vous le savez, très souvent les entrepreneurs viennent nous voir parce qu’ils sont confrontés à un besoin immédiat : une insuffisance de trésorerie, du fait de la frilosité des banques commerciales, un besoin d’investissement pour satisfaire une commande, un agrandissement pour répondre aux besoins du marché, une inquiétude face au décalage entre leurs capacités de production et leurs marchés.

C’est notre travail commun qui permet d’identifier la réponse adaptée à leur situation. C’est avec eux que nous pouvons définir ce qui est le plus utile et le plus efficace pour développer leurs activités.

Pour répondre à ces enjeux, nous avons trois leviers, dans chaque Région et partout en France.

Une direction régionale de la BPI pour tous les métiers : comme toute nouvelle organisation, il y a des questionnements mais c’est bien l’intérêt des PME, avec une porte d’entrée unique qui doit guider notre organisation.

Une plate-forme commune pour orienter les demandes des PME. Pour avoir expérimenté, avec l’Agence PME depuis plus d’un an, un tel dispositif dans ma région, pour avoir pu vu comment des réunions de compétences similaires ont été mises en place dans les régions que j’ai visitées, je sais que c’est un levier important de réponse aux attentes des PME.

Un comité régional d’orientation, enfin, qui a vocation à accompagner les directions régionales dans la mise en place de la BPI.

Mesdames, Messieurs,

Vous le savez ce projet que la BPI aujourd’hui concrétise me tient à cœur : je l’ai porté depuis 2008, lors de la crise financière et lors de l’intervention de l’Etat dans les banques, car je pense que c’est un levier important et incontournable du redressement industriel et écologique de la France.

Je vois ici réunies toutes les énergies nécessaires, avec l’Etat, avec les régions, pour que ce beau projet réussisse rapidement.

En tant que vice-présidente et porte-parole du conseil d’administration, ce que j’attends de vous, c’est votre engagement et votre implication.

Nous sommes attendus face à la crise. Beaucoup de Français souffrent du chômage et de la peur de l’avenir. Nous les côtoyons au quotidien dans les Régions.

Nous serons jugés sur deux objectifs majeurs, outre le comportement de sobriété exemplaire : un euro dépensé = un euro utile.

Le premier, c’est la doctrine d’intervention de la BPI, sa clarté et son efficacité :

En quoi BPI France est-elle plus efficace que les dispositifs actuels ?

La BPI, ce n’est pas seulement l’addition des moyens existants, sa création doit permettre de démultiplier les actions au service des objectifs qui lui ont été fixés.

Le second, ce sera son bilan au regard des critères de réussite :

D’abord, l’envie d’entreprendre portée par la BPI : innovation, créativité, changement de taille des entreprises, soutien à l’exportation, valeur ajoutée, productivité, performance mais aussi bien-être des salariés.

Notre pays, la France, doit être un pays où il fait bon entreprendre et persévérer, avec courage et avec confiance, pour relancer la croissance et l’emploi.

Chacun d’entre vous porte ce beau projet.
Chacun d’entre vous a un rôle à jouer, de proposition et d’action.

En tant que Porte-parole du conseil d’administration de la BPI, je voudrais à la fin de cette année que nous soyons capables de présenter un beau bilan, facteur d’espérance. Je compte sur vous.

On a dit que la BPI était une banque de préparation de l’avenir. C’est exact.

Mais laissez-moi vous rappeler ce qu’écrivait Albert Camus :
« La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent ».

C’est ainsi que nous réussirons.

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